C’est donc décidé, le métro traversera la ville suivant une diagonale nord-ouest / sud-est, entre Villejean et la Poterie. Les travaux s’étalent entre le 6 janvier 1997 et le 16 mars 2002, jour de son inauguration.
Auparavant, il aura fallu transporter le tunnelier, monstre de 573 tonnes, entre Saint-Nazaire et Rennes. Armé de son disque de coupe de 8 mètres de diamètres, celui-ci engloutira 500 mètres cubes de terre par jour et nécessitera l’attention permanente de 17 personnes. Cela lui vaudra le surnom très breton de Perceval. Si sa prouesse n’égale pas les exploits de la légende arthurienne, le tour de force n’en demeure pas moins impressionnant. Mais tout cela ne se fera pas sans mal : neuf effondrements sont recensés entre 1998 et 1999, car le sous-sol rennais est un gruyère, dû essentiellement à la proximité de l’ancien lit de la Vilaine, et aux cratères provoqués par les bombes de la seconde guerre mondiale.
Cela n’empêchera pas l’underground rennais de transporter les rennais, chaque jour entre 5h30 et 0h30, à une vitesse moyenne de 32 kilomètres/heure.
Le succès du métro rennais dépasse toutes les espérances. On prévoyait 73 000 voyages quotidiens, ce sera presque le double. À partir de 2012, la fréquence des rames augmente. Les Rennais ont désormais rendez-vous avec leur moyen de transport préféré toutes les 90 secondes, par la suite optimisé à 81 secondes avec 26 rames en ligne a sur 30 aux heures de pointe. Si Rennes est la plus petite ville du monde à posséder un métro, le progrès pour les habitants de la cité est donc très, très grand.
Face à la popularité de la ligne a, le tracé d’une deuxième ligne est étudié à partir de 2003, avec une décision du Conseil de Rennes Métropole en décembre 2007, pour un corridor du tracé intercommunale de Saint-Jacques-de-la-Lande à Cesson-Sévigné. 14 kilomètres reliant le nord-est au sud-ouest, des Longs Champs à Cleunay. Le métro s’arrêtera à quinze stations et assurera la correspondance avec la ligne a aux stations Sainte-Anne et Gares.