Plus de photovoltaïque sur les installations d'assainissement

Modernisée et agrandie pour répondre à la démographie en hausse de la commune de Romillé, l'infrastructure se tourne vers les énergies renouvelables. Une intention qui va s'étendre à d'autres sites.

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Les stations d'assainissement font la part belle au photovoltaïque

Les élus de la métropole viennent d'approuver un plan de déploiement de panneaux photovoltaïques dans les installations d'assainissement de la métropole. Le chantier va s'étaler sur 10 ans et doit permettre de produire 7GWh/an d'électricité renouvelable. L'investissement de 10 692 360 € (valeur 2024), doit permettre d'absorber une partie des 22 GWh/an consommés annuellement par la direction de l'assainissement, l'un des plus gros postes de consommation de la métropole rennaise.

Il aura fallu quatre ans pour métamorphoser la station d'épuration de la commune de Romillé. Des travaux nécessaires pour accompagner la croissance démographique de la commune passant de 2 500 à 5 000 équivalents-habitants (EH) voici pour le contexte.

Dans le détail, les travaux ont également permis d'améliorer les performances épuratoires comme le traitement avancé du phosphore. Le traitement des boues s'est modernisé avec un investissement dans des équipements assurant la déshydratation, le chaulage et stockage.

Enfin, l'installation d'un traitement tertiaire qui élimine les polluants non biodégradables permet d'affiner la qualité des eaux rejetées.

L’installation de 530 m² de panneaux photovoltaïques participe à la décarbonation. Leur production d'électricité couvre 33 % des besoins électriques de la station (8MWh/mois).

Le personnel d'exploitation voit également ses conditions de travail s'améliorer avec la création d'un bâtiment abritant des vestiaires neufs ainsi qu'un réfectoire.

Une attention renforcée des milieux aquatiques

La Ville de Romillé, située en tête de bassin versant, rejette les eaux traitées de la station dans le ruisseau du Briand, affluent de la Vaunoise. Ces milieux aquatiques sont particulièrement sensibles et nécessitent une attention renforcée.

En plus d'augmenter la capacité de traitement, les travaux engagés par la métropole permettent donc d'améliorer la qualité du rejet dans le milieu naturel. Il s'agit de préserver durablement le ruisseau du Briand et les milieux en aval.

En 2026, une zone de rejet végétalisée sera créée en aval de la station. Inspirée des techniques fondées sur la nature, cette zone permettra de ralentir et rafraîchir l'eau avant sa restitution au milieu naturel.

L'investissement total de l'opération s'élève à 3 millions d'euros TTC pour la métropole, avec une participation de 463 000 € de l'Agencede l'eau (lien externe) sous forme de subvention.

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