Risques de crue : vigilance renforcée à Rennes et dans la métropole

Vigicrues place les cours d'eau du territoire en vigilance orange, du mercredi 18 février au jeudi 19 février matin. Dès 7 h 30, jeudi 19 février, la Ville de Rennes organise une distribution de parpaings et de sacs de sable. Suivez la situation en temps réel.

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On mangeait quoi dans les campagnes en 1901 ?

Les archives de l’Écomusée de la Bintinais sont un trésor pour qui s’intéresse à la vie dans les campagnes au début du siècle dernier. Jusqu’en mars, un atelier gratuit nous offre un voyage dans le temps.

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« J’ai sorti le matériel pédagogique qu’on utilise généralement pour les scolaires ! » Philippe Dragon, médiateur à la ferme de la Bintinais, attend parents et enfants pour un des premiers ateliers découverte de l’année. Tous les dimanches après-midi et les après-midis des vacances scolaires, l’Écomusée propose d’explorer des thèmes liés à la vie de l’ancienne ferme : on en apprend un peu plus sur les habitudes alimentaires à la campagne, mais aussi dans la ville toute proche. Pour l’occasion, Philippe a mis les petits plats dans les grands.

Le groupe d’une quarantaine de personnes est accueilli dans la cuisine qui date de 1901. Il faut fermer la porte derrière nous. Le lieu étant exigu, mieux vaut limiter la jauge pour pouvoir en profiter. Les retardataires participeront à la prochaine présentation. Il y en a toutes les heures. Rapide introduction sur le lieu qui, bien avant de devenir écomusée, « était une des fermes les plus grandes, les plus belles et les plus riches du Pays de Rennes ».

Sur la table, plein d’objets à regarder. Les enfants s’approchent et les échanges commencent. Les objets servent à délier les langues parce qu’il y a un peu de timidité et la peur de répondre à côté. Un pichet et une bolée rappellent que la Bintinais faisait du cidre. À l’époque, l’eau n’était pas courante. Et puisqu’il fallait la puiser, elle était très chère. Alors, on buvait du cidre. Les paysans de la Bintinais en produisaient jusqu’à 135 000 litres par an. Le lait aussi faisait la fortune de la ferme. Pie noir et Froment du Léon étaient les stars de l’époque. Philippe montre des photos des « laitières-beurrières » que les plus jeunes ne connaissent pas forcément. Le beurre du pays de Rennes était très apprécié, même Madame de Sévigné en faisait l’éloge dans une lettre à sa fille. En 1901 et avant, « la ferme vivait de la ville et la ville de la ferme ».

Et on mangeait quoi dans les campagnes ? Du cochon. Élevé en liberté et chouchouté par la grand-mère de la famille, il était tué à l’automne. Un seul cochon servait à nourrir le foyer pendant toute une année. Saucisse, pâté, boudin, rôti, lard, andouillette… Emma, jeune végétarienne, se tourne vers ses parents pour ne pas regarder : « J’aime pas tuer les animaux ». À l’époque, on ne se posait pas la question : le cochon était « le trésor de la ferme », et pas seulement pour sa chair. Si jade a « bien aimé » la présentation du médiateur, sa soeur Chloé a « plus que bien aimé ». Elle « adore apprendre des choses », alors elle a été servie. Ce qui l’a le plus étonnée : « Avec les poils du cochon, on faisait des brosses à cheveux ». On ne vous révélera pas tout, le mieux est d’y aller. En prime, vous verrez les porcelets et agneaux gambader autour de leur maman.