Une peinture de 23 mètres de long attire le regard : on dirait une oeuvre de la Rennaissance italienne. Inutile de s’y connaître en histoire de l’art pour être happée par le récit qui se déroule sous nos yeux. Tout ce dont vous n’avez jamais entendu parler est autobiographique. Arthur Gillet est enfant d’adultes sourds. Sur la soie, il raconte des bribes de sa vie et de celle de sa mère. Son travail touche au coeur : il rappelle la difficulté de vivre entre deux mondes.
Marianne Mispelaëre signe La Marseillaise. Elle a travaillé avec des collégiens et collégiennes de la cité phocéenne. Ils ont isolé les 38 phonèmes de la langue française (les plus petites unités de son distinctives dans une langue) et ont trouvé des signes de leur langue maternelle produisant ces mêmes sons. Le but ? Inventer un nouvel alphabet mélangé et commun. Un pont entre mille mondes. Les signes choisis sont accrochés dans l’espace d’exposition sous forme de pochoirs qu’on peut utiliser pour se familiariser avec le nouveau langage.