Rue des livres fait swinguer les mots dans le quartier Maurepas

L'amitié sera le maître mot de la 18e édition de Rue des Livres, un festival totalement gratuit bien décidé à conjuguer le positif au présent. Si la programmation est généraliste et plurielle, rien de tel qu'une bonne bande dessinée pour faire éclater la bulle d'anxiété !

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L'amitié sera le maître mot de la 18e édition de Rue des Livres, un festival totalement gratuit bien décidé à conjuguer le positif au présent. Si la programmation est généraliste et plurielle, rien de tel qu'une bonne bande dessinée pour faire éclater la bulle d'anxiété !

Amitié, fraternité, sororité, solidarité… Autant de mots clés qui ouvriront bientôt les portes de la 18ᵉ édition de Rue des Livres, dans le quartier Maurepas. En cette année 2026 ouverte sur tous les maux, le festival de littérature a décidé d'envoyer les idées noires au diable vauvert, comme les 33 auteurs invités pour l'occasion. Livre jeunesse, BD, poésie, roman, essai…

Cette édition parfaitement équilibrée a l'art de varier les plaisirs et de marier les figures confirmées avec les découvertes prometteuses. "Nous parions sur l'éclectisme et cherchons à refléter la littérature actuelle", confirme la programmatrice du festival Margot Bougeard. Les romancières ne resteront pas en marge (Alice Ferney, Irène Frain, Gaëlle Josse, Séverine Cressan, Manon Fargetton), et on se lèvera tous pour Denez... Prigent, le chanteur poète breton maître du kan ha diskan.

Maurepas, des marges urbaines au cœur du livre

Tout ce beau monde littéraire se tient donc prêt à rencontrer les Rennais et les Rennaises, à commencer par les habitants de ce quartier magnifiquement cosmopolite, mais aussi les élèves des 40 classes, de la maternelle au lycée, mobilisées pendant les deux jours précédant le festival. "Ces rencontres couronneront tout le travail fait avec les enfants."

Vue d'une couverture de bande dessinée où il est écrit Mes années Hara-Kiri sur un fond grouillant de personnages. En dessous, une photographie de Cavanna et du professeur Choron en train de s'embrasser.

Avec Joub & Nicoby, Emmanuel Reuzé et quelques autres, la bande dessinée sera bien présente lors de cette 18ᵉ édition. Idéal pour voir la vie en rose et faire éclater la bulle d'anxiété. 

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À noter également, le projet d'éducation artistique et culturel (EAC) mené par la harpiste conteuse Morgane Le Cuff et l'illustrateur Julien Billaudeau avec les élèves des groupes scolaires des Gantelles et Clotilde Vautier. "Les grandes sections vont illustrer les contes écrits par leurs camarades de CE2, CM1 et 6e. Baptisé L'Odyssée de mon quartier, ce recueil nous emmène sur les traces d'Homère à Rennes, sourit Émilie Collet, médiatrice jeunesse pour l''association. Il sera présenté lors de Rue des Livres, suivi d'un atelier fresque en papier découpé."

La BD, un remède anti-morosité

Rien de tel pour faire éclater la bulle d'anxiété qu'une bonne bande dessinée. Et, pourquoi pas une bonne dose d'humour noir pour voir la vie en rose, comme nous le montreront Joub & Nicoby (Nos années Hara Kiri) et Emmanuel Reuzé (Faut pas prendre les cons pour des gens) ? Citons encore les illustratrices Mathou et Anne Montel, les scénaristes Stéphane Melchior (La longue route) et Gwenola Morizur, qui animera un atelier d'écriture pendant le festival. 

Colonne vertébrale du festival, un salon du livre réunira une soixantaine d'exposants, dont une quarantaine de maisons d'édition bretonnes et rennaises. "Même si le contexte économique est difficile, il y a toujours de belles nouveautés chaque année."  

Spectacle (Bonaventure et compagnie, d'Alex Cousseau et Charles Dutertre), lecture musicale (Mes battements, par Albin de la Simone), balade culturelle hors les murs dans le quartier Maurepas avec une guide conférencière...  

Un conseil d'ami : ne manquez pas cette 18e édition !  

Rue des Livres, les 14 et 15 mars aux Cadets de Bretagne, rue d'Antrain. Gratuit. https://festival-ruedeslivres.org/