En franchissant le portail en fer forgé de la Maison de la poésie, Ty Chat, le chat de la voisine, vient se frotter aux jambes des curieuses et curieux, comme pour vous prier d'entrer et rester un moment. Le bruit de la ville s'éloigne, le chant des oiseaux prend place, le jardin invite à s'asseoir, à lire. Ici, on vient comme on est. Il n'y a pas besoin de connaître la poésie pour pousser la porte, explique Coline Dupont, employée. Ce n'est pas réservé à une élite. C'est une manière de regarder le monde, parfois avec légèreté, parfois avec profondeur.
La bibliothèque rassemble plus de 4 500 ouvrages de poésie contemporaine, des années 1950 à nos jours, à consulter sur place ou à emprunter pour les membres. On a voulu un lieu ressource, où l'on peut lire, écrire, discuter, et même expérimenter l'auto-édition.
Massicot, imprimante, presse : tout est pensé pour accompagner les envies de création.
En plus du mercredi après-midi et du jeudi, la Maison ouvre ses portes deux samedis par mois. Ce sont des temps de découverte et d'échange. En plus de ces ouvertures et des résidences d'auteurs et d'autrices, on propose deux cycles d'ateliers d'écriture au public.
Le souffle nouveau de la poésie
Longtemps confinée aux salles de classe et à une image un peu vieillotte, la poésie connaît aujourd'hui un renouveau. Sur les réseaux sociaux, dans les librairies, sur scène ou dans l'espace public, elle se réinvente, se rend accessible et s'engage. Exemple à Rennes, où la poésie contemporaine trouve de nouvelles voix.
Nos actusDroits réservés : Textes de Rupi Kaur et Thomas Vinau