Rennes : la modernisation de l’UVE de Villejean touche à sa fin, place aux essais

Les travaux de modernisation de l’Unité de valorisation énergétique de Villejean (UVE) touchent à leur fin. Les équipes d’Enereizh, filiale du groupe Veolia, ont entamé les essais techniques pour vérifier le bon fonctionnement de l’ensemble des équipements. La réception des premiers déchets est attendue pour fin 2026.

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Intérieur de l'Usine de Valorisation Énergétique de Villejean à Rennes.

Droits réservés : Arnaud Loubry, Rennes Ville et Métropole.

La rénovation de la plus ancienne UVE de France est aujourd'hui en voie d'achèvement, comme ont pu le constater les élus du Conseil métropolitain, qui avaient tous été invités à visiter l'usine le 27 mai 2026.

Elle permettra de produire davantage d’énergie de récupération, 100% renouvelable, à partir de l'incinération des déchets soit :

  • + 50 % de chaleur livrée au réseau de chaleur urbain Nord-Est de Rennes. Soit un total de 180 GWh de chaleur, correspondant à la consommation de 22 000 logements/an,
  • + 100 % d’électricité : 70 GWh, soit la consommation de 3 800 logements/an.

Au cours des prochains mois seront notamment testés : le système électrique, la production d'air comprimé et d'eau déminéralisée, le fonctionnement des fours et des chaudières, le traitement des fumées, les premiers essais de valorisation énergétique.

En complément de la réalisation des tests, les équipes d’Enereizh se forment pour maîtriser l'exploitation de cet outil industriel complexe, optimiser la capacité des deux lignes d’incinération et garantir la fiabilité et la performance de l’équipement à long terme. Cette phase permet de valider la conformité de l’usine aux normes environnementales, techniques et de sécurité.

Calendrier ajusté et baisse programmée de la TEOM

La remise en service de l’équipement, d'abord envisagée à l’été 2026, fait l’objet d’un report de quelques mois. En cause ? La documentation technique, non transmise par la première entreprise gestionnaire des travaux. La reconstitution de la donnée, essentielle pour garantir la conformité de l’usine aux normes environnementales, techniques et de sécurité, a impacté le planning initial.

Ce report entraîne la prolongation du détournement des déchets vers d’autres sites de traitement, déjà identifiés et en mesure de les prendre en charge.

La modernisation de l'UVE permettra de réduire durablement les coûts de traitement des déchets. Ainsi, pour faire écho à l'engagement pris par la collectivité, la Taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) a vocation à diminuer. Son taux avait été relevé en mars 2024 de 7,5 % à 9,85 % pour faire face aux surcoûts liés au détournement des déchets. Pour rappel, la TEOM, longtemps parmi les plus basses de France, est aujourd'hui dans la moyenne des métropoles de taille équivalente. Cette taxe finance exclusivement le service public de gestion des déchets.

L'info en plus :

L'UVE incinèrera 144 000 tonnes de déchets par an : 90 000 tonnes produites sur la métropole et plus de 50 000 tonnes provenant d’autres territoires. Elle s'affirme comme un outil de solidarité territoriale vis-à-vis des collectivités ne disposant pas d'outils de traitement.

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