À Rennes, des jeunes interpellent élus et associations sur le monde qui les attend

Numérique, emploi, démocratie ou santé mentale : mercredi 27 mai 2026 au 360 à Rennes, des jeunes ont pris la parole sur les grandes transitions qui façonnent leur avenir. Un temps d'échange organisé par le 4Bis et Unis-Cité dans le cadre du Printemps citoyen.      

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Quand les jeunes mènent le débat

« Est-ce aux jeunes de s'adapter au monde du travail ou l'inverse ? ». La question de Florence, volontaire en service civique à Unis-Cité, fait sourire la salle. Face à elle, élus, responsables associatifs et représentantes d'entreprises tentent d'y répondre. Ce jour-là, ce sont les jeunes qui donnent le ton.

Pendant plus d'une heure, quatre volontaires du 4Bis et d'Unis-Cité ont interrogé cinq professionnels sur des sujets très concrets : santé mentale, numérique, égalité femmes-hommes, démocratie ou encore quête de sens au travail.      

Des questions très concrètes sur leur avenir

Pourquoi continuer à dépendre d'outils numériques détenus par de grandes entreprises américaines ? Nils, jeune engagé au 4Bis, plaide pour davantage d'indépendance technologique, citant l'exemple de collectivités développant leurs propres outils. Une réflexion déjà engagée, selon Nicolas Perrin, vice-président du Département d'Ille-et-Vilaine chargé du numérique responsable, qui évoque l'objectif d'une « dépendance acceptable ».

Le travail fait partie des sujets qui suscitent le plus de réactions. Comment mieux concilier vie professionnelle et personnelle ? Comment lutter contre les stéréotypes de genre ou trouver davantage de sens dans son métier ? Pour Arnaud Bouhend, directeur de l'association Séisme, faire évoluer les représentations est déjà une piste : montrer, par exemple, qu'une femme peut être mécanicienne permet de casser certains codes. Quant aux attentes des jeunes face au monde du travail, Xavier Desmots, conseiller municipal et métropolitain, estime que c'est « à la force publique de s'adapter » , jugeant qu'un modèle fondé sur le « travailler plus, produire plus » est « incompatible avec un monde vivable ».

Cette quête de sens, Nils dit l'avoir lui-même vécue après des études en informatique, lors de son premier emploi dans une grande entreprise : « Je ne savais pas à quoi je servais ni pour qui je travaillais. » Le service civique lui a permis, raconte-t-il, de retrouver un engagement plus concret.      

Des ateliers pour passer des idées à l’action

Avant la table ronde, plusieurs ateliers participatifs proposaient d'aborder ces enjeux autrement. Avec la Fresque des possibles, les participantes et participants réfléchissaient à des gestes du quotidien : partager davantage, mutualiser ou consommer autrement. Une manière de montrer que les transitions ne passent pas uniquement par de grands bouleversements.

Organisée par le 4Bis et Unis-Cité dans le cadre du Printemps citoyen, cette rencontre aura surtout permis de remettre une question au centre : comment mieux associer les jeunes aux décisions et aux transformations qui façonnent déjà leur quotidien ?