Avec son adorable tête de peluche, la loutre a vraiment un truc en plus. Pas facile, cela dit, d'apercevoir la bouille de cet animal emblématique de nos cours d'eau et rivières. Pour y parvenir, il faudra s'armer de patience et guetter les racines d'arbres, les tas de pierre ou les catiches, ces cavités naturelles dans lesquelles elle aménage son terrier. Ou alors suivre à la trace et à l'odeur ses crottes (épreintes), réputées pour avoir un parfum de miel.
Hyper discrète de nature, la loutre est même devenue invisible avec son éradication progressive. On la chassait pour sa peau, sa fourrure a longtemps été prisée pour son pouvoir isolant et son imperméabilité
, nous éclaire Thomas Lecampion, salarié du Groupe mammalogique breton. À une époque, une peau de cet animal pouvait rapporter un mois de salaire agricole.