Des personnages sans yeux, sans mains, aux corps difformes et aux postures tordues, semblent à la fois se moquer de nous et nous supplier. Bienvenue dans l’univers du peintre Roger Edgar Gillet. Né en 1924 et mort en 2004, son œuvre, à la fois drôle et tragique, est une satire permanente de la condition humaine, un miroir déformant tendu à la société. C’est la première fois que deux musées en France consacrent une telle retrospective à Roger Edgar Gillet. L’artiste porte un regard malicieux sur la société avec parfois un humour fracassant. Son pinceau traduit la condition humaine contemporaine, parfois qui dérange. Cette première double exposition entre le quai Zola et Maurepas, coproduite avec le musée Estrine de Saint-Rémy-de-Provence, permet une diversité des approches de ses œuvres
introduit Rozenn Andro, Adjointe déléguée à la culture.
Quai Zola, l’exposition est chronologique, comme un roman. On y découvre un artiste insaisissable, qui a traversé les courants sans jamais s’y soumettre.