Avec sa petite moustache dans l'air du temps, ses tatouages empruntant à l'univers du manga, ses bagues et ses boucles d'oreilles tendances, François Gouin semble bien loin du cliché de l'historien au costume maculé de craie, l'œil austère et la palme académique. Le jeune homme de 26 ans enfonce le clou lorsqu'il évoque un goût prononcé pour les sports de glisse et le parkour.
Il faut pourtant se méfier des apparences. Joseph Mérimée, pour reprendre son alias, a l'histoire de la Bretagne encrée dans la peau, à l'image de la devise régionale, « plutôt la mort que la souillure », tatouée sur son torse. Mieux, ses acrobaties urbaines nourrissent la mise en scène de vidéos invitant à plonger dans le passé de Rennes et d'ailleurs. Car c'est bien de cela qu'il s'agit ici.