Quand on lui demande d’expliquer la solution développée par son entreprise, Jean-François Morizur, PDG de Cailabs (lien externe), n’est pas avare de métaphores. « C’est comme les scouts qui communiquent par signaux lumineux avec des lampes de poche, sauf que nous faisons cela avec des lasers, à un rythme extrêmement rapide et en compensant les turbulences de l’atmosphère. Ce qui permet de transmettre de très gros volumes de données. »
Jusqu’ici, les échanges entre la Terre et les satellites sont principalement réalisés via des ondes radio. Dans un monde contesté, pour ne pas dire en conflit permanent, cette méthode présente des limites : fréquences fortement demandées, risques d'interception ou de brouillage des signaux… Cailabs a su répondre à ces contraintes en commercialisant des « stations sol-optique » standardisées. « On répond à des enjeux de souveraineté. Nous sommes aujourd’hui les leaders dans ce domaine car leur efficacité a été prouvée. Aujourd’hui, nous sortons de l’usine 10 à 12 stations par an. Avec la nouvelle usine, on a un objectif de 50 stations par an d’ici à 2028. »