À Rennes, la cuisine devient un jeu d'enfant
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Les élus rennais ont adopté hier en conseil municipal l'avant-projet définitif de la deuxième cuisine centrale à Noyal-Châtillon-sur-Seiche. Un équipement adapté à la hausse du nombre de repas servis, aux produits bios et locaux, et au sans plastique.
ActualitésDroits réservés : Julien Mignot, Rennes Ville et Métropole
La future cuisine centrale, intercommunale, sera construite sur la Zac du Hil, à Noyal-Châtillon-sur-Seiche. Elle sera en capacité de produire jusqu'à 9 500 repas par jour pour les restaurants scolaires de Rennes et d'autres communes.
Chantepie, Saint-Jacques-de-la-Lande et Montgermont souhaitaient aussi bénéficier de la production de cette deuxième cuisine centrale. Lorsque celle-ci sera livrée, on pourra lancer les travaux de l'actuelle cuisine centrale de Beauregard, et en finir de manière définitive avec les plastiques
, souligne la maire Nathalie Appéré.
La nouvelle cuisine centrale permettra encore d'approvisionner des crèches, des Établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et les restaurants administratifs de Rennes.
Droits réservés : Perspective Atelier des loges
Au rez-de-chaussée de la cuisine centrale sud prendra place l'ensemble de la chaîne de production, l'étage sera réservé aux vestiaires, bureaux et restaurant du personnel. D'une surface de 2 650 m², le bâtiment sera équipé de 415 panneaux photovoltaïques. Le site accueillera 2 800 m² de pleine terre végétalisée et 66 arbres.
Perspective Atelier des loges
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La cuisine centrale sera équipée d'une légumerie, d'ateliers dessert, de découpe de boucherie afin de favoriser les produits frais locaux, de saison et issus de l'agriculture biologique. Aujourd'hui, le bio représente 50% des produits. L'objectif de la Ville est d'atteindre 100% d'ici 2032.
Ce nouvel équipement permettra également de se passer de toute vaisselle et plats en plastique.
Autre nouveauté : le "parcours découverte au public". Son objectif : permettre aux parents et enfants de voir le processus de préparation des repas, dans un souci d'éducation et de transparence. Une attention particulière sera également portée à l'ergomotricité pour le bien-être du personnel.
Le bâtiment sera construit avec des matériaux biosourcés. Le confort d'été a été simulé sur la base de modèles météorologiques caniculaires. Une partie de l'électricité sera produite sur place, au moins pour 50% des besoins. L'eau de pluie et, si possible, l'eau de lavage sera récupérée.
Le coût de l'opération est évalué à 26 millions d'euros, entièrement financés par la Ville. Les travaux devraient démarrer en 2027 pour une livraison attendue fin 2029.
Une fois la cuisine de Beauregard modernisée, les deux cuisines centrales seront en mesure de fournir 18 500 repas par jour.
La cuisine centrale actuelle, située dans le quartier de Beauregard, sera modernisée. Les travaux débuteront après la mise en service de la future cuisine centrale sud, en septembre 2029. L'enveloppe des travaux dispose d'un budget prévisionnel de 7 millions d'euros. Sa remise en service est prévue en septembre 2030.
En réalisant des travaux dans les autres écoles et en adaptant l'actuelle cuisine centrale, nous n'attendons pas 2029 pour sortir du plastique.
Ludovic Brossard
Pourquoi la Ville accuse-t-elle du retard dans l'application de la loi Egalim (*) ?Dans un premier temps, nous avions engagé le remplacement des barquettes plastiques par des biodégradables. Puis, l'Agence nationale de sécurité alimentaire a précisé qu'elles n'étaient pas exemptes de danger pour la santé des enfants. Nous avons alors étudié le projet d'agrandissement de la cuisine centrale de Beauregard pour aménager une station de lavage et un espace de stockage pour les contenants en inox. C'est impossible pour ce site. Tous ces contretemps ont été pénalisants.
(*) Depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, la loi Egalim interdit aux collectivités de plus de 2000 habitants d'utiliser des contenants en plastique de cuisson, de réchauffe et de service pour la restauration scolaire.
Quels sont les obstacles actuels ? Les écoles récentes peuvent assez facilement s'adapter mais pour les plus anciennes, il faut pousser les murs, trouver des locaux pour réchauffer les plats en inox. Les fours doivent également être adaptés à ces nouveaux contenants. C'est une énorme logistique à revoir, école par école. L'autre enjeu est d'accompagner les agents des cantines dans cette phase transitoire, en prenant en compte les aspects ergonomiques.
Comment progresser avant l'ouverture de la deuxième cuisine centrale en 2029 ?En réalisant des travaux dans les autres écoles et en adaptant l'actuelle cuisine centrale, nous n'attendons pas 2029 pour sortir du plastique. Ainsi, chaque année, d'autres écoles basculeront au zéro plastique pour la réchauffe des plats alimentaires. Pour préserver au maximum la santé des enfants durant cette période transitoire, nous augmentons la part de repas froids. Ce qui nous a permis d'augmenter la part de plats principaux préparés sans plastique, de 9 à 30 % sur l'ensemble des cantines depuis avril.
Nous participons aussi au réseau national Tremplin, créé par plusieurs collectivités dont Rennes, pour peser sur l'innovation industrielle et rechercher des solutions plus adaptées aux besoins des collectivités.
Retrouvez l'intégralité de notre article paru dans le magazine Ici Rennes d'octobre : "Restauration scolaire : l'inox remplace peu à peu le plastique dans les cantines" (lien externe)
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