L'Ille-et-Vilaine est en crise sécheresse

Le niveau d'alerte le plus élevé est toujours en cours. Retrouvez toutes les explications et conseils pour économiser l'eau.

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La nouvelle usine d’eau potable d’Eau du bassin rennais entre en service

La nouvelle usine de potabilisation de la collectivité Eau du bassin rennais a été inaugurée jeudi 15 octobre 2026 à Plouasne (Côtes-d’Armor). Principale source d’approvisionnement pour certaines communes de Rennes Métropole, elle permettra d’améliorer le goût et la qualité de l’eau potable grâce à un traitement plus efficace, notamment sur les micropolluants.

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Au premier plan trois récipients avec des liquides du plus ou moins trouble.

Droits réservés : Arnaud Loubry, Rennes Ville et Métropole

Beaucoup d’eau a coulé entre 1964, année de construction de l’ancienne usine d’eau potable de Rophémel, et 2026, année de l’inauguration de la nouvelle. De plus en plus de polluants sont apparus dans nos rivières, ce qui a poussé à améliorer sans cesse les méthodes de traitement. En parallèle, une prise de conscience sur la raréfaction de la ressource a émergé. Une situation illustrée en ce jour d’inauguration par l’absence de Nathalie Appéré, maire de Rennes et présidente de Rennes Métropole, et d’Emmanuelle Dubée, préfète de Région, retenues par une réunion de crise sur la sécheresse.

À la pointe de la technologie

En contrebas de l’usine coule la Rance, contenue par le barrage de Rophémel. Cet ouvrage, achevé en 1937 et restauré en 2025, permet de prélever de 7 à 9 millions de mètres cube par an d’eau « brute ». À l’issue de plusieurs étapes de traitement, l’usine est en capacité de produire 30 000 mètres cubes d’eau potable par jour. Un volume identique à l’ancienne, mais avec une amplitude plus importante qui lui permet de passer rapidement de 450 à 1500 mètres cube par heure en cas de besoin.

Derrière les murs gris et les surfaces vitrées de ce grand parallélépipède se cachent « les meilleures technologies disponibles en termes de traitement de l’eau », selon Ludovic Brossard, président de la collectivité Eau du bassin rennais. « Le contraste avec les années 1960, c’est qu’on doit faire face aujourd’hui à plus d’algues, de pesticides et de produits chimiques dans l’eau qu’on prélève. » Malgré une modernisation en 2005, l’ancienne usine de Rophémel était souvent en difficulté lors de pics de présence de ces polluants.

Comment rendre l’eau potable ?

Des procédés successifs ont pour but d’agglomérer ensemble les polluants, pesticides et matières organiques, puis de les attirer au fond des cuves. Le charbon actif, véritable piège à bactéries et micropolluants, est introduit à deux reprises et récupéré en fin de parcours. Le microsable leste les particules en suspension, qui seront raclées au fond des bassins et évacuées sous forme de boues. L’eau est ensuite filtrée et désinfectée par ultra-violets. En bout de chaîne, la teneur en matières organiques est faible, ce qui permet d’utiliser moins de chlore et donc d’améliorer le goût de l’eau.

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Organisation de l'alimentation en eau potable du bassin rennais

    Rophémel est une des usines les plus importantes parmi les 15 gérées par la collectivité Eau du bassin rennais. Elle alimente 26 communes de Rennes Métropole. Les barrages de la Chèze et du Canut, des prises d'eau en rivière ou en étang et des captages souterrains complètent l'approvisionnement du territoire. Malgré cette diversité de ressources, les périodes de sécheresse comme celle en cours en 2026 mettent au défi les distributeurs d'eau.

    « Il nous faut anticiper » commente Ludovic Brossard. « Nos infrastructures permettent une solidarité dans les deux sens avec les départements voisins. Mais nous devons nous préparer à moins d'eau disponible. Les industriels ont déjà baissé leur consommation de 25 %. Aujourd'hui tout le monde doit poursuivre ses efforts car nous sommes tous concernés. »

    Crise sécheresse

    Les faibles niveaux des cours d'eau et des nappes souterraines ont amené la préfecture à reconduire l'état de crise sécheresse au 7 octobre 2026. Les restrictions en cours depuis le 15 août (lien externe) sont maintenues. 

    Rappel des gestes simples pour réduire sa consommation au quotidien :

    • réduire la durée des douches et éviter les bains ;
    • ne pas laisser couler inutilement l'eau ;
    • faire fonctionner lave-linge et lave-vaisselle à pleine charge ;
    • rechercher et réparer les fuites d'eau.

    Plus d'infos sur le site Vigieau (lien externe)